Il est bien là. Le doute avait plané, un peu, hier soir. Mais l’ancien président de la FIFA a envie de s’expliquer après «sept ans d’enfer». Assis seul au milieu de la salle d’audience du Tribunal pénal fédéral (TPF), Sepp Blatter redevient pour un moment un homme important, au centre de toutes les attentions. «J’ai passé quarante-cinq ans à la FIFA, depuis septembre-octobre 1974, et jusqu’à mon départ peu glorieux, mais qui n’est pas encore conclu, c’était ma vie, raconte-t-il. S’il m’arrive de rêver, je rêve encore de l’endroit où la Coupe du monde devrait avoir lieu…»