Il est toujours aussi discret. Et peu disert.

Malgré son talent, malgré ses résultats, Benjamin Raich reste éternellement dans l'ombre d'Hermann Maier. Ce glorieux aîné qui ne veut pas décrocher et qui aimante toujours autant l'attention de ses compatriotes.

«Benni», qui, dans la vie, coule des jours lisses et tranquilles auprès de son épouse Marlies Schild, s'en accommode volontiers. Formaté. Moulé à l'école des moutons sages de la Wunderteam, le jeune aigle préfère se distinguer sur la piste plutôt que devant les caméras.

Sa placidité n'enlève rien néanmoins à sa soif de victoires. «L'éclair de Pitz», vainqueur du général de la Coupe du monde 2006, espère bien récidiver cette année. Coiffé au poteau par Svindal en 2007. Trop inconstant l'an dernier, notamment après un début de saison poussif, Benjamin Raich compte enfin prendre sa revanche au détour de cet hiver à venir où il fera aussi des Mondiaux, dit-il, l'un de ses principaux objectifs.

Alors en bon élève de la polyvalence, Raich a passé une partie de son été à aiguiser ses compétences en descente et en super-G. Puisque c'est souvent en vitesse que, chez lui, le bât blesse.

A l'aise en géant, il espère intimider ses adversaires d'entrée de jeu, dimanche, en ses terres.

Contrairement à la saison dernière, Raich part à la conquête du Graal en solitaire. Sa tendre moitié, qui elle aussi visait les sommets, est restée à la maison. Une blessure au genou la prive de Coupe du monde cette saison.