Le CP Berne a fêté son douzième titre de champion de LNA dans une PostFinance Arena en liesse. Les joueurs de la capitale ont remporté 4-3 le septième match de la finale des play-off contre Genève-Servette. Sur cette dernière partie, les Genevois, sans doute plus fatigués, ont paru largement inférieurs malgré l’ouverture du score.

Pour la première fois depuis l’introduction des play-off, le CP Berne a pu fêter son sacre devant son public. Au terme d’une série renversante, les hommes de Larry Huras ont ainsi pu célébrer un titre qui les fuyait depuis 2004.

Les Bernois n’ont tremblé que quelques minutes en début de rencontre. Le temps pour Florian Conz de passer toute la défense adverse en revue en passant derrière la cage de Bührer avant de revenir se placer en face de lui et de l’ajuster (2e). Les Genevois ont connu six minutes de grâce où ils semblaient voler. Toutefois, l’atterrissage fut brutal. Etienne Froidevaux tirait de l’aile gauche et son envoi était détourné par la canne de Gobbi et surprenait Stephan (9e) pour l’égalisation.

Dans cette série finale, les erreurs ont toujours coûté le prix maximal. Cela était le cas à la 12e lorsque Mercier - pénalité bien sévère - et Banham se sont retrouvés ensemble sur le banc des pénalités. Héroïques, les Genevois tenaient les deux minutes à 3 contre 5 mais, au moment où les deux «punis» rentraient sur la glace, le Jurassien Jobin ajustait la lucarne gauche de Stephan.

Le coup était rude pour les hommes de Chris McSorley. D’autant plus qu’ils se faisaient surprendre sur un contre dès le début de deuxième période alors qu’ils se retrouvaient en position favorable. Kolnik, hors du coup, manquait une passe facile et sur la rupture, Vigier adressait un tir puissant mais pas inarrêtable qui filait entre les jambières de Stephan. Cela commençait à sentir bon pour Berne. Surtout que le même scénario se reproduisait dès le début de l’ultime tiers-temps. Cette fois-ci, c’est Pascal Berger qui exploitait une astucieuse passe de Neuenschwander à la bande pour abuser Bezina et Stephan. A 4-1 à la 43e, le titre était acquis pour les Bernois.

Après deux succès contre les «Ours», les Genevois ont paru cette fois bien émoussés. Privés de Salmelainen, ils ont manqué de puissance sur le front de l’attaque. Ainsi, pour la deuxième fois en trois ans, ils ont échoué sur l’ultime marche menant au titre.