«La mort d’Ayrton Senna (au Grand prix de San Marin en 1994, ndlr) fut une tragédie mais elle a fait du bien à la Formule 1 en lui faisant de la publicité»: on ne pourra pas reprocher au grand patron des droits commerciaux de la F1 «Bernie» Ecclestone de s’adonner au politiquement correct, après cette gaffe, loin d’être la première, commise lors d’un entretien avec le plus grand quotidien de São Paulo, Folha. Et Ecclestone d’enfoncer le clou: «Ayrton Senna était populaire mais beaucoup de gens ne le connaissaient pas comme pilote jusqu’à sa mort».

Bernard Ecclestone a déjà défrayé la chronique par le passé, toujours lors d’une interview, cette fois au Times, en disant son admiration pour les pouvoirs forts et en jugeant «efficace» la politique de Hitler – c’était en juillet 2009. Le milliardaire septuagénaire, propriétaire de la station des Diablerets, avait ensuite formulé des excuses, mais l’affaire avait fait grand bruit et a laissé des traces, notamment en Allemagne.