Le remplacement de Kent Ruhnke par Kevin Schläpfer a eu l’effet psychologique escompté au Stade de glace. Faisant preuve d’un engagement physique retrouvé et d’un réalisme largement supérieur à ce qu’ils avaient produit en play-out, les Biennois ont repris des couleurs. Les Vaudois ont pour leur part souvent été dépassés par le rythme et ont commis trop de fautes. Ils devront trouver d’autres armes s’ils comptent briguer sérieusement la promotion.

Lausanne a certes répondu à l’ouverture du score de Gianni Ehrensperger (3e) grâce à un Alexandre Tremblay à l’affut à 5 contre 3 (12e), mais le solo de l’inusable Martin Steinegger a remis un peu de confiance dans les têtes seelandaises deux minutes plus tard. Chahutés en début de seconde période - Tremblay a notamment échoué seul devant Berra (27e) -, les pensionnaires de LNA ont classé l’affaire ensuite.

En «power-play», Sébastien Bordeleau a habilement trouvé la faille dans un angle loin d’être évident (31e), avant que l’Ajoulot Steven Barras ne redonne deux longueurs d’avance à ses nouvelles couleurs (Jonathan Roy avait auparavant enfilé le 3-2 à 4 contre 5 d’une action solitaire exceptionnelle).

Dépassés en vitesse et en puissance dès le début de la rencontre, les Vaudois n’auront pas trop de trois jours d’ici l’acte II prévu mardi pour méditer sur leurs situations spéciales. La moitié des réussites bernoises l’ont été en supériorité numérique, tandis que les hommes de John Van Boxmeer sont apparus d’une lenteur et d’une inefficacité affligeante avec un homme de plus sur la glace.

Le LHC se rassurera toutefois en se disant que tant en demi-finale des play- off de LNB face à Olten, tant en finale face à Viège, ils s’étaient inclinés pour leur premier déplacement avant d’aligner quatre succès de rang