Ancien directeur du bureau NBA Europe à Genève (basket), vice-président des Canadiens de Montréal (hockey), président des Alouettes de Montréal (football américain) et membre du Comité olympique canadien, Ray Lalonde est consultant indépendant en management du sport. Il intervient régulièrement dans Le Temps sur le sport made in USA.

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L’une des particularités du sport US est de ne connaître qu’une seule période de transfert. En NHL comme en NBA, une date butoir unique marque la fin définitive des transactions entre les franchises. Ce système a l’avantage de stabiliser les effectifs de chaque club avant les playoffs. C’est parfois très mouvementé et la perspective d’un transfert en pleine saison peut rendre les joueurs très nerveux. Mais c’est aussi très éprouvant pour les dirigeants qui doivent décider s’ils vont transiger, et devenir soit des acheteurs pour renforcer l’équipe à très court terme, soit des vendeurs afin de préparer l’avenir (en négociant des choix lors du prochain draft, en rajeunissant l’effectif, en constituant des réserves).

En NBA, la date butoir était fixée cette année au 6 février. Elle a vu l’aboutissement de 11 transferts conclus avant 15h, heure de New York. Parmi les plus importants, Golden State a obtenu l’étoile des Timberwolves, Andrew Wiggins, en échange d’Angelo Russell et deux autres joueurs, tandis que Cleveland s’offrait Andre Drummond des Detroit Pistons contre Brandon Knight et John Henson. Quant aux Los Angeles Clippers, aspirants au titre cette saison, ils ont mis la main sur Marcus Morris des New York Knicks, qui viendra solidifier l’attaque d’ici à la fin de la saison.