Tennis

Billie Jean King: «Je voulais que femmes et hommes jouent sur le même circuit»

L’ancienne numéro un mondiale, quatre fois titrée en simple à l'US Open qui débute lundi, revient sur le combat pour l’égalité des sexes qu’elle a mené dans le tennis et dans la société

L'USTA National Tennis Center, où les meilleurs joueurs du monde s'entraînent avant le début de l'US Open lundi, est le plus grand centre de tennis du monde. Depuis 2006, il porte le nom de Billie Jean King. A 75 ans, l'ancienne numéro un mondiale a gardé la même pugnacité qu’elle affichait sur les courts entre 1959 et 1983.

Visionnaire, l’Américaine aux 39 titres du Grand Chelem, dont 12 en simple, a révolutionné le jeu: c’est elle qui a fondé, en 1973, la Women’s Tennis Association (WTA), qui régit toujours le circuit féminin, et obtenu l’égalité de dotations entre hommes et femmes à l’US Open, avant que les autres tournois du Grand Chelem ne suivent. Mais son engagement a dépassé le monde du sport. Militante des causes féministes et homosexuelles, Billie Jean King est aussi une icône aux Etats-Unis, où Barack Obama l’avait décorée de la médaille présidentielle de la Liberté, la plus haute distinction civile américaine.