BMW continuera à participer à d’autres courses automobiles, mais «ne renouvellera pas son engagement dans la Formule 1 après la fin de la saison 2009», a affirmé son patron Norbert Reithofer lors d’une conférence de presse télévisée.

La décision, prise mardi, résulte «de la nouvelle direction stratégique de notre entreprise où toutes les mesures doivent servir le même but: assurer un avenir durable à la compagnie», a-t-il ajouté. «L’important est de mettre en avant une politique de gestion durable et favorable à l’environnement». Mais cet abandon est «une décision difficile», a également affirmé M. Reithofer.

L’entreprise, selon lui, veut offrir «une image exemplaire» et «tous les projets doivent désormais passer au banc d’essai de ce qui est durable et offre de réelles perspectives» de développement.

BMW était revenu à la Formule 1 en 2000. Cinq ans plus tard, elle avait acheté l’équipe suisse Sauber pour en faire l’écurie BMW Sauber, aux couleurs bleue et blanche de l’Etat régional allemand de Bavière (sud). L’écurie, qui emploie environ 730 personnes, est actuellement 8e au classement des constructeurs, après 10 Grands Prix. L’Allemand Nick Heidfeld et le Polonais Robert Kubica en sont les pilotes phares.

La FIA regrette

La Fédération internationale de l’automobile (FIA) regrette la décision du constructeur mais se dit ne «pas être surprise», estimant que si ses nouvelles règles de baisse des coûts avaient été acceptées par tous, un tel retrait aurait pu être évité, affirme-t-elle en substance.

«Il est clair depuis un bon moment que le sport automobile ne peut ignorer la crise économique mondiale», écrit la FIA. «On ne peut plus attendre des fabricants automobiles qu’ils continuent de déverser des montants énormes d’argent dans la Formule 1 quand leur survie dépend de licenciements, de fermetures d’usine et d’aide publique», ajoute le texte.

«C’est d’ailleurs pour ces raisons que la FIA a proposé de nouvelles règles visant à réduire drastiquement les coûts. Ces mesures, prises après le retrait de Honda de la discipline, visaient à alléger la pression sur les fabricants et à permettre l’arrivée de nouvelles écuries».