Avec Bode Miller, ça passe ou ça casse. Mais depuis qu'il vole de ses propres ailes, loin des carcans de l'équipe américaine et sa fédération, le génie de Franconia s'est assagi. Et répète ses gammes avec zèle.

Dans son camping-car, il a remplacé son oncle et John McBride, partis pour des raisons familiales, par deux coaches beaucoup plus jeunes. «Ils apportent de la jeunesse et du dynamisme. C'est important dans une petite structure comme la mienne», insiste-t-il.

Pendant ses entraînements d'été en Nouvelle-Zélande, Miller a surtout travaillé la technique. L'un de ses principaux objectifs étant de retrouver son meilleur niveau entre les piquets après quelques années d'errance. La venue, chez Head, de spécialistes de la discipline comme Schönfelder et Larsson a favorisé la mise au point de skis mieux adaptés.

Le vainqueur de la Coupe du monde 2008 assure ne pas briguer un nouveau sacre au général. «Je vise le globe de descente et celui de slalom», a-t-il précisé lors du point presse de son équipementier. Des confessions aux médias toujours aussi frugales, mais toujours empreintes de controverse. Miller a profité de l'exercice pour s'improviser porte-parole de ses pairs et présenter ses doléances à la Fédération internationale de ski (FIS): «En ce qui concerne la sécurité, ce serait bien que la FIS, qui n'écoute jamais les coureurs, intègre des athlètes dans le jury

pour prendre les décisions.»

Miller, le prodige téméraire, n'a pas fini d'animer le cirque blanc.