Le scénario se précise. Bode Miller, dont la marge de sécurité sur son rival Benjamin Raich était infime à la veille des finales de la Coupe du monde, a pris le large. L'Américain avait déjà plus que doublé son avance jeudi en terminant deuxième de la descente. Vendredi, il a fait encore mieux. Sa victoire dans le super-G lui a permis de récolter de précieux points, de rafler surtout le globe de cristal de la spécialité à la barbe d'Hermann Maier. Miller devient ainsi le premier Américain à remporter la précieuse récompense dans une discipline de vitesse.

Pour remporter aussi le général, il lui suffirait d'assurer dans les épreuves techniques. Mais Miller ne raisonne pas ainsi: «Il reste 200 points en jeu. J'ai 184 points d'avance, ce n'est pas fait. Tout dépendra des conditions météo pour le géant. Je ferai ma course car j'ai un objectif en géant aussi.» Il est, là encore, en lice pour le globe et n'a pas l'intention de ne pas tout tenter. Question de tempérament.