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Eder a marqué le but de la victoire en prolongation. 
© CHRISTIAN HARTMANN

Euro 2016

Que bom! Le Portugal est champion d'Europe

A la surprise générale, la Seleçao a battu la France en finale. Avec un but de l'attaquant remplaçant Eder, mais sans Cristiano Ronaldo, sorti blessé en première période

Le Portugal est champion d'Europe. Dimanche soir au Stade de France, la Seleçao a vaincu une équipe de France ultra-favorite et brisé le rêve des hommes de Didier Deschamps. Au bout d'un Euro assez fermé, relativement morose, il y a eu plus de suspense que de spectacle à Saint-Denis. Il a fallu patienter jusqu'à la 109e minute de jeu, dans la seconde mi-temps des prolongations, pour assister à l'ouverture du score.

L'essentiel des occasions aux Français

Une frappe d'Eder, sèche, qui trompait Hugo Lloris. Le portier français avait eu très chaud quelques instants auparavant sur un coup-franc de Raphaël Guerreiro, latéral portugais né, formé et évoluant en France. Son essai avait trouvé la barre transversale et on pouvait se dire que les Bleus l'avaient échappé belle. Avant cela, ils avaient été à créditer de l'essentiel des occasions de but de la rencontre. André-Pierre Gignac avait même failli forcer le destin du match dans les arrêts de jeu, mais après avoir dribblé le défenseur Pepe, il frappait sur le poteau de (l'excellent) Rui Patricio.

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C'est le premier titre majeur pour la Seleçao. Elle atteignait la finale de l'Euro pour la deuxième fois de son histoire. La première, en 2004, avait été une terrible désillusion. La Grèce s'était imposée lors de l'Euro organisé au Portugal (1-0). Cette fois, les hommes de Fernando Santos ne partaient pas favoris. Loin de là. Mais au bout d'une prestation solide à défaut d'être géniale, ils se sont imposés. 

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Pour l'équipe de France, c'est un rêve qui se brise. Au fur et à mesure des rencontres, le sélectionneur Didier Deschamps avait trouvé son équipe, qui avait elle-même trouvé son public. Après la victoire en demi-finale contre l'Allemagne (2-0), les supporters tricolores étaient convaincus que plus rien ne pouvaient arriver à Antoine Griezmann (meilleur buteur du tournoi avec six buts) et ses coéquipiers. Et certainement pas une défaite en finale contre le Portugal qui n'avait plus battu la France depuis 1975 et qui restait sur dix défaites consécutives contre les Bleus.

Blessure de Ronaldo

La rencontre avait d'ailleurs très mal commencé pour le Portugal. A la 25e minute de jeu, son capitaine et meilleur joueur Cristiano Ronaldo devait quitter la pelouse, blessé à un genou. Le contact, avec Dimitri Payet, était intervenu dès la 8e minute de jeu, mais la vedette du Real Madrid n'avait pas voulu se résoudre à abandonner ses coéquipiers. Il a quitté le terrain, y est revenu, s'y est assis, en est ressorti puis y est encore rentré le genou bandé. Mais décidément, il ne pouvait plus jouer. Lui, l'irremplaçable. L'irremplacé depuis le début de la compétition (600 minutes avant la finale, record partagé seulement avec son gardien Rui Patricio).

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La sortie de son numéro 7 était évidemment un coup très dur pour le Portugal. Il s'ajoutait à la longue liste des signes qui faisaient de la France la grandissime favorite de cette finale: les Bleus ont toujours remporté les grandes compétitions organisées dans l'Hexagone; ils gagnent l'Euro tous les seize ans (1984, puis 2000, avant 2016?); ils se sont affirmés comme l'équipe la plus convaincante depuis le début de la compétition (13 buts marqués en six matches, un seul nul après 90 minutes, contre la Suisse).

Une revanche

En face, le Portugal avait gratté sa place de finaliste sans grand panache, mis à part contre le Pays de Galles en demi-finale. Il y avait eu les trois nuls dans le groupe F et la qualification arrachée en tant que troisième meilleur des six troisièmes de groupe. Puis la chiche victoire contre la Croatie en huitièmes de finale (1-0, but de Quaresma au bout des prolongations). Puis les tirs au but pour venir à bout de la Pologne en quarts de finale. Contre de surprenants Gallois, Cristiano Ronaldo et ses coéquipiers avaient fini par monter en puissance et s'imposer, enfin, après 90 minutes de jeu seulement. Mais même à la faveur de ce succès, il ne se trouvait pas beaucoup d'observateurs pour les donner vainqueurs de la finale. Jusqu'au souvenir de 2004, tout indiquait que les hommes de Fernando Santos quitterait la France sans le trophée.

C'est ce qu'on appelle une revanche.

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