Jeux de la jeunesse ou pas, le Lausanne Palace demeure un incontournable de l’olympisme. Dans le hall du célèbre cinq-étoiles, les accrédités croisent de plus chics et discrets porteurs de pins. Dans le moelleux d’un couloir à épaisse moquette et profonds fauteuils, Boris Cyrulnik discute avec Mark Milton, le fondateur d’Education 4 Peace. Dans quelques heures, les deux hommes participent, en compagnie de Timea Bacsinszky et de l’ex-biathlète Elisa Perini, à une table ronde intitulée «Sport et résilience».

C’est aussi le titre d’un ouvrage paru l’an dernier aux Editions Odile Jacob sous la direction du célèbre neuropsychiatre français. La résilience, que l’on peut définir comme la capacité à surmonter une souffrance et à tirer quelque chose d’un traumatisme, est indissociable de Boris Cyrulnik, qui a popularisé ce concept dans l’espace francophone. Parler de sport est naturel pour cet ancien bon joueur de rugby. Comme le dit sa fiche Wikipédia, sa voix est «douce, enveloppante et délicieusement régressive».