Le Brésil est revenu de nulle part lors de la finale de la Coupe des Confédération. A Johannesburg, les Brésiliens ont conservé leur titre en battant les Etats-Unis 3-2 après avoir pourtant été menés 2-0 à la pauseLe but de la victoire a été inscrit à la 84e par le capitaine Lucio. Sur un corner botté par Elano, le défenseur du Bayern Munich s’élevait le plus haut au second poteau pour ne laisser aucune chance à Howard. Abandonné par ses défenseurs depuis de longues minutes, le gardien d’Everton était le seul encore en mesure de s’opposer à cette vague brésilienne qui ne cessait de déferler. A une année de la Coupe du monde, le Brésil a annoncé la couleur lors de cette Coupe des Condéférations. Même si elle a souffert lors de ses deux derniers matches contre l’Afrique du Sud et les Etats-Unis, la formation de Dunga a démontré tout au long du tournoi qu’elle avait trouvé la bonne formule avec un dispositif qui place Kaka en soutien direct des deux attaquants. Elle possède surtout l’arme absolue pour aller loin avec Luis Fabiano. Auteur d’un doublé lors de cette finale pour remettre son équipe à flot, le joueur du FC Séville a inscrit 5 buts sur l’ensemble du tournoi. Un tel buteur est un cadeau du ciel.Une rupture somptueuse La première période avait épousé un scénario de rêve pour les Etats-Unis. Les Américains avaient, en effet, le bonheur de concrétiser leurs deux premières occasions. A la 10e, Dempsey était le plus prompt pour reprendre victorieusement un centre de Spector. Le 2-0 tombait à la 27e sur une rupture menée et conclue avec un brio extraordinaire. Donovan partait depuis son camp, recherchait ensuite le soutien d’Altidore avant d’ajuster avec un remarquable sang froid le malheureux Julio Cesar. Apès avoir terrassé l’Espagne, le rêve continuait pour des Américains qui n’avaient battu qu’une seule fois le Brésil en quinze confrontations avant cette finale de Johannesburg. L’Espagne sur le fil Il devenait toutefois moins idyllique quelques secondes après la reprise. Sur un action en pivot, Luis Fabiano remettait le Brésil dans le match en réduisant le score. Cette réussite changeait tout. Les Américains lâchaient prise physiquement et ne devaient qu’à un miracle de Howard devant Lucio et qu’à une erreur de l’arbitre qui ne validait pas un but de la tête de Kaka de ne pas concéder l’égalisation avant l’heure de jeu. Elle tombait toutefois à la 74e par l’inévitable Luis Fabiano à l’affût après une frappe de Robinho sur la transversale. Quatre jours après sa terrible désillusion contre les Etats- Unis, l’Espagne a cuelli à Rustenburg la troisième place aux dépens de l’Afrique du Sud au terme d’un match à rebondissement. C’est un coup franc de Xabi Alonso à la 107e minute qui a permis aux Champions d’Europe de s’imposer 3-2. Les Bafana Bafana pensaient d’abord tenir la victoire, grâce à un but de Mphela (73e). Mais Güiza a réussi un doublé en une minute (88e et 89e) avant que Mphela ne signe le sien d’un coup franc lointain, puissant et imparable (93e).