«Je suis serein, je suis mon seul rival», déclarait à L'Equipe Fabian Cancellara avant le départ de la 105e édition de Paris-Roubaix. Vainqueur l'an passé, le Bernois n'a pu rééditer sa performance. Dans un jour moyen, très surveillé dans le costume du favori, il n'est pas parvenu à tirer son épingle du jeu. Son coéquipier chez CSC, Stuart O'Grady, en a profité pour décrocher à 34 ans la 42e victoire de sa carrière. «A un moment donné, j'ai demandé à Fabian, alors, on attaque? Il m'a dit, je ne suis pas à 100%, vas-y. Il n'avait pas terminé sa phrase que je sortais du groupe», racontait le coureur australien une fois la ligne d'arrivée franchie.

Fabian Cancellara a ainsi pu noyer sa déception dans la victoire de son comparse: «Je n'avais pas les mêmes sensations que l'an dernier», devait-il reconnaître. «J'ai essayé de tenter ma chance mais j'ai échoué, par ma faute, sans excuse. Mais, à l'arrivée, notre équipe a gagné et les autres ont perdu.»