Jeu de tête

Le cas Shaqiri: en finir avec les «couacs»

L’organisation moderne du football place systématiquement le sélectionneur dans le rôle de celui qui entoure, demande, séduit et rassure. L’absence de Xherdan Shaqiri en Irlande et la gestion médiatique de ce couac indiquent que le staff de l’équipe de Suisse sous-estime cet aspect

Ancien capitaine de l’équipe de Suisse de football, docteur en psychologie et psychothérapeute, Lucio Bizzini a créé le premier syndicat suisse des joueurs de football, introduit en équipe nationale l’approche psychologique des matchs, et cofondé l’Association suisse de psychothérapie cognitive. Il intervient régulièrement dans Le Temps sur le sport.

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Les faits sont simples et compliqués à la fois. Un joueur international ne joue pas dans son club, il est appelé en équipe nationale où il est l’une des pièces maîtresses, si ce n’est le joueur offensif le plus important. Il renonce. On le taxe de traître à la patrie, on évoque (de nouveau) le fait qu’il est un segundo, etc. On oublie tout simplement de lui donner le bénéfice du doute sur son renoncement, qui n’est de loin pas un fait antipatriotique, mais bien davantage un mécanisme de défense.

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