Athlétisme

Caster Semenya, la discrimination positive

L’athlète sud-africaine est déboutée par le Tribunal arbitral du sport, qui juge que le règlement de l’IAAF l’obligeant à réduire son taux de testostérone est certes discriminatoire mais raisonnable et nécessaire pour préserver l’intégrité des compétitions féminines

Depuis les auditions devant le Tribunal arbitral du sport (TAS), fin février à Lausanne, la Sud-Africaine Caster Semenya avait gagné la bataille de l’opinion publique. La double championne olympique du 800 m, qui suscitait les doutes et les moqueries à ses débuts, s’était imposée en combattante de la liberté individuelle et, d’une certaine manière, du féminisme. Elle vient de perdre sa guerre contre la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF).

Dans un communiqué publié le 1er mai à midi, le TAS la déboute, elle et la Fédération sud-africaine d’athlétisme, de leur demande en invalidité du règlement de l’IAAF qui veut obliger les athlètes hyperandrogènes (présentant un très fort taux d’hormones mâles) à faire baisser leur taux de testostérone. Ce règlement, bloqué depuis juin 2018 par le recours, pourrait désormais s’appliquer dès le 8 mai prochain.