Deux salles, une ambiance. Dans les arenas américaines des années 1990, bourrées jusqu’à la gueule de rednecks surexcités, comme dans la salle d’armes du Musée d’art et d’histoire (MAH) de Genève jeudi dernier, où un personnel pressé de fermer les portes, encadrait un public urbain et féminin, nombreux, d’abord intimidé, les mêmes prises produisent toujours les mêmes effets. Que le méchant s’écroule dans un terrible fracas, qu’il se tienne les côtes en grimaçant, que le gentil l’envoie valser dans les cordes ou le mette au tapis, le même rugissement de satisfaction jaillit du public. A chaque fois, le catch remplit sa fonction.