L’équipe de France a remporté avec brio la médaille d’or en saut d’obstacles. C’est le deuxième titre conquis à Rio par les cavaliers français après celui du concours complet, mais le premier en saut depuis 40 ans. A noter que le père de Philippe Rozier, Marcel, faisait partie des cavaliers titrés en 1976. «Mon père s’est fait un prénom aujourd’hui grâce à moi, a-t-il plaisanté. C’est une histoire de famille, de potes, une histoire olympique quoi.»

Les tricolores entraînés par Philippe Guerdat, le père du champion olympique jurassien Steve, ont réussi un très beau concours malgré une entame difficile en qualification. Le numéro deux mondial Simon Delestre avait dû déclarer forfait après la blessure de son cheval, Ryan des Hayettes, et Pénélope Leprévost était tombée dans la première manche qualificative.

Janika et Steve sans faute

Mais mercredi, Philippe Rozier, Kevin Staut et Roger-Yves Bost ont été la seule équipe à ne faire tomber aucune barre. Pénélope Leprévost n’a même pas eu besoin de prendre le départ. Les Américains se sont emparés de la médaille d’argent et les Allemands, du bronze après avoir affronté les Canadiens lors d’un barrage.

Les Suisses n’ont pas démérité, mais n’ont pas pu combler les huit points de retard qu’ils avaient accumulé la veille. Avec 15 points, ils ont terminé à la sixième place. Janika Sprunger et Steve Guerdat ont tous deux signé un sans-faute, tandis que Romain Duguet et Martin Fuchs ont fait 5 points chacun, soit une barre et un dépassement de temps. «On a manqué de réussite hier, on en a également manqué aujourd’hui. Mais les JO, c’est le très haut niveau, et les fautes ne pardonnent pas», a lâché le Bernois d’adoption, Romain Duguet.

Un cavalier à sacrifier

Les quatre Suisses sont qualifiés pour la finale individuelle qui rassemble les 35 meilleurs cavaliers. Cependant, seuls trois concurrents par nation sont autorisés à prendre le départ vendredi. Or, tous les cavaliers helvétiques sont à égalité parfaite à l’issue des trois premiers parcours avec neuf points. Les compteurs seront remis à zéro pour la compétition individuelle, mais cela ne va pas aider le sélectionneur à faire son choix.

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Le chef d’équipe Andy Kistler sera assisté dans cette délicate tâche par Thomas Fuchs, qui est à la fois le père de Martin et l’entraîneur de Steve Guerdat. On les voit mal priver Steve Guerdat de la chance de défendre son titre, mais pour les trois autres, le choix va être difficile.


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