«J’ai livré un grand match. J’ai eu beaucoup d’occasions et je gagne en deux sets, souligne-t-il. Nous étions il est vrai un peu hésitants tous les deux. Il y a eu des hauts et des bas. Il évident que Roger n’est pas encore dans le rythme sur terre battue. Il n’empêche que j’ai le sentiment d’avoir réussi, sur le plan physique, l’un des meilleurs matches de ma carrière. Roger varie énormément. Mais j’étais très agressif sur mon jeu de jambes. J’étais vraiment là !»

Affronter à la fois un ami et une légende n’a rien d’évident à l’instant de porter l’estocade. Roger Federer a, ainsi, bénéficié de deux balles de break dans l’ultime jeu de la rencontre. «J’ai dû me battre pour ne pas aller trop vite dans ce dernier jeu, reconnaît Stan. Je devais conclure de la même manière que j’avais joué tout au long de la partie. Rester dans ma filière». Après avoir écarté ces deux balles de 5-5 grâce à deux coups gagnants, Stan gagnait ainsi le dernier point de la partie en plaçant un revers imparable le long de la ligne au terme d’un échange durant lequel il avait fait parler toute sa puisance.

«Je l’ai joué sur ma meilleure surface. C’est sur la terre battue que je me sens le plus fort», poursuit Wawrinka comme pour rappeler que cette victoire n’est pas le fuit d’un pur hasard. Elle survient après deux belles parties contre Novak Djokovic à Indian Wells et Rafael Nadal à Miami. Elle lui ouvre, d’autre part, son tableau avec un quart de finale vendredi contre un joueur issu des qualifications, le gaucher allemand Andreas Beck (ATP 89).

«Attention, ce n’est pas parce que j’ai battu Roger que je ne risque rien contre Beck, prévient Wawrinka. Il sert bien, il frappe fort et il est en pleine confiance après sa victoire de mardi sur Gilles Simon». Malgré la - légitime - prudence du Vaudois, on est en droit d’affirmer que jouer un quart de finale d’un tournoi 1000 contre un adversaire aussi modeste est presque un cadeau du ciel.