On peut avoir atteint des sommets individuels (un Ballon d'or et trois FIFA World Player) et collectifs (Coupe du monde 1998, Euro 2000), en sélection comme en club (vainqueur de la Ligue des champions, de la Série A ou encore de la Liga), et poursuivre cette glorieuse destinée dans le costume d’entraîneur (trois Ligues des champions, une Liga) sans pour autant être le dépositaire d’un style bien défini. C’est le cas de Zinedine Zidane, l’un des plus grands palmarès du football mondial, sur le rectangle vert puis derrière la ligne de touche, mais dont la philosophie de jeu échappe à la rigidité des étiquettes.

Au commencement, il y a cette image du faux timide qui se métamorphose dès lors qu’il hume le parfum de la compétition, capable d’obtenir l’adhésion sans faille de son vestiaire. «C’est avant tout un excellent gestionnaire de groupe et au Real Madrid, où cohabitent de grands footballeurs, et donc de grands ego, c’est un aspect déterminant, relève Luis Milla, ex-joueur merengue (1990-1997) qui garde un œil attentif sur le club. Il sait faire passer ses idées à son vestiaire, qui a une grande confiance en lui.»