Assane Ndoye connaît chaque centimètre carré de ces couloirs gris. Ici, le vestiaire de l’équipe professionnelle de l’Elan sportif chalonnais. Un peu plus loin, celui des jeunes, où une machine à laver le linge a été installée depuis l’époque où il s’y changeait lui-même. Entre les deux, un jacuzzi, un bain froid, et des employés qui déplacent des chariots remplis de ballons et de maillots neufs. Le grand jeune homme (1m96, 22 ans) pousse la porte qui débouche sur l’arène du Colisée; une vraie salle de basket aux gradins qui plongent vers le parquet et accueillent 5000 supporters pour chaque rencontre à domicile.

«Ce qu’il y a de particulier ici, c’est que les cadets et les espoirs jouent aussi dans cette salle, pas dans une annexe comme dans la plupart des clubs en France, fait-il remarquer. C’est un privilège qui incite à se dépasser.» Il y a tout de même une différence entre les pros et les jeunes: ils ne pénètrent pas dans la salle par le même côté. «Tout au long de notre formation, on nous répète qu’il faut travailler dur pour, à notre tour, pouvoir entrer par le bon tunnel.»