Six personnes mises en examen en Italie

Six personnes, dont les directeurs sportifs des équipes cyclistes italiennes Vini Caldirola, Liquigas et Lampre, ont été mises en examen hier mardi par le procureur de Ferrara, dans le cadre d'une enquête sur le dopage dans le cyclisme. Sandro Lerici (Vini Caldirola), Fabio Bordonali (Liquigas), Pietro Algeri et son adjoint Maurio Piovani (Lampre) sont accusés de distribution de produits dangereux pour la santé ainsi que le masseur, Daniele Misseri, et l'un des mécaniciens, Andrea Conti, de l'équipe Vini Caldirola. Le juge italien aurait notamment inculpé MM. Algeri et Piovani sur la base d'images retransmises par la télévision suisse alémanique tournées lors d'une étape du Tour de Suisse et montrant un homme descendant d'une voiture suiveuse de l'équipe Lampre pour déposer dans un bidon à ordures un gros paquet contenant des seringues et des produits interdits. Les policiers de la brigade de stupéfiants de Florence, Bologne et Brescia ont également perquisitionné les domiciles d'une trentaine de coureurs, dont le vainqueur du dernier Giro, l'Italien Ivan Gotti, ses compatriotes Gabriele Missaglia et Franco Ballerini, ainsi que le Russe Pavel Tonkov. Au cours des perquisitions, ils auraient découvert des flacons d'EPO prêts à l'usage et d'autres produits dopants au domicile de l'un des coureurs. Chez d'autres, ils auraient mis la main sur des flacons sans étiquette de produits qui pourraient contenir de l'hormone de croissance, et toutes sortes de pastilles dont certaines présumées contenir de la testostérone, ainsi que de l'Emagel, un produit pouvant servir à masquer un hématocrite trop élevé. (LT/SI/AFP)

Miguel Indurain méfiant envers le Tour de France

«Je ne sais pas si j'aurais couru ce Tour de France», a déclaré le quintuple vainqueur de l'épreuve, l'Espagnol Miguel Indurain, à la radio Catalunya Radio dans des propos rapportés mardi par le quotidien sportif As. «Les coureurs sont soumis à une grande pression, avec tout le monde sur leur dos, la police y compris. C'est une situation très compliquée. Aller au Tour peut entacher ton image, comme on l'a vu avec Pantani. Si l'on n'a pas toutes les garanties, c'est comme frapper à la porte du diable», a-t-il déclaré. (LT/AFP)

Laurent Jalabert «pas concerné» par le dopage

Laurent Jalabert a affirmé dans une «lettre ouverte au cyclisme français» n'avoir «jamais été impliqué ou concerné, de près ou de loin, dans une quelconque affaire de dopage». Le Français «ne conteste bien évidemment pas qu'il y a un problème de préparation biologique qui, malheureusement, débouche sur le dopage, que ce soit dans le sport en général […] ou dans le cyclisme en particulier». Il n'en considère pas moins que les «grands tours» cyclistes sont «trop longs et trop durs pour l'organisme des sportifs même excellemment entraînés que nous sommes». (LT/SI)

Chistophe Dugarry contrôlé positif à la nandrolone

Marcel Dib, le directeur sportif de l'Olympique de Marseille a officiellement confirmé mardi que Christophe Dugarry, l'attaquant international du club, avait subi un contrôle positif à la nandrolone lors du dernier match du championnat de France Marseille-Lyon au Stade Vélodrome, le 30 avril 1999, comme l'annonçait Le Parisien hier matin. Le joueur risque six mois de suspension. Le président du club phocéen Yves Marchand a annoncé ce mardi qu'une contre-expertise allait être effectuée. «Seul l'exploit sportif propre est grand, l'OM est un grand club qui véhicule de grandes valeurs et ne composera jamais avec le dopage», a-t-il déclaré lors d'un point presse tenu au siège du club. (LT/AP)