Y a-t-il un âge pour être championne?

Après des performances étincelantes en finale du Grand Prix, en décembre, et aux Championnats d’Europe, en janvier, elle était la grande favorite des Mondiaux de patinage artistique, à Boston. Au grand dam des Américaines, qui espéraient briller à domicile, Evgenia Medvedeva a répondu aux attentes placées en elle et s’est imposée. Une surprise? Non. Mais il y a bien quelque chose qui peut interpeller, son âge. La petite Russe de 159 cm n’a que 16 ans.

Si jeune, déjà si forte… si exceptionnelle? En réalité, pas vraiment, dans une discipline où l’éclosion des athlètes est très précoce. L’Américaine Tara Lipinski (en 1998 à Nagano) et la Norvégienne Sonja Henie (en 1928 à Saint-Moritz) sont devenues championnes olympiques alors qu’elles n’avaient que 15 ans. D’autres disciplines permettent également à des adolescents de dominer leurs aînés, à l’instar du plongeon. Nils Skoglund (Danemark) est le plus jeune médaillé de l’histoire des JO lors d’une épreuve individuelle, avec sa deuxième place en plongeon de haut vol en 1920 alors qu’il avait 14 ans et 11 jours; Marjorie Gestring (Etats-Unis) est la plus jeune championne olympique, avec sa victoire au tremplin de 3 mètres en 1936 alors qu’elle avait 13 ans et 268 jours.


L’heure de Nico Rosberg a-t-elle sonné?

Deuxième Grand Prix de Formule 1 et deuxième succès pour Nico Rosberg. Au Bahreïn, le pilote allemand a terminé devant Kimi Räikkönen et Lewis Hamilton. «Le départ, c’était la clé. J’ai très bien démarré et après, je n’ai eu qu’à gérer, en adoptant la stratégie la plus prudente, pas la plus rapide, pour couvrir toutes les éventualités», a déclaré le vainqueur. Il a profité d’un accrochage entre le Finlandais Valtteri Bottas (qui a été sanctionné) et son coéquipier britannique Hamilton pour dominer la course sans rival.

Depuis 2014, la Formule 1 se résume à la domination des deux Mercedes. Mais ces deux dernières saisons, c’est toujours Lewis Hamilton qui a eu le dessus au final. Son palmarès affiche trois titres de champion du monde (2008, 2014, 2015) quand celui de Nico Rosberg est toujours vierge. L’heure de l’Allemand a-t-elle sonné? Il est en tous les cas en tête du classement général, et il reste sur cinq succès consécutifs. Il avait remporté les trois derniers Grand Prix de l’année dernière. Le 17 avril, la troisième épreuve de la saison se déroulera en Chine. C’est là que Rosberg avait remporté son tout premier succès, en 2012.


Le LUC a-t-il eu peur de doubler?

En volley-ball, «doubler» une passe à dix doigts est une faute technique; cela signifie que le joueur n’a pas touché la balle simultanément avec ses deux mains. Le Lausanne Université Club a-t-il ainsi eu peur du doublé? L’équipe de Georges-André Carrel a échoué lors de sa première finale de l’année, celle de la Coupe de Suisse. Samedi à Fribourg, devant 2750 spectateurs, les Vaudois se sont inclinés 3-1 contre les Glaronais de Näfels, alors qu’ils avaient souverainement remporté le premier set et dominaient les débats jusqu’au milieu du deuxième.

La saison dernière, les Lausannois avaient remporté la Coupe (contre Schönenwerd) mais avaient dû laisser le titre national contre Lugano dans l’enchaînement. Cette fois, il s’agira donc de se rattraper en finale du championnat contre Amriswil, au meilleur des cinq rencontres. Comme en Coupe de Suisse, la confrontation s’annonce incertaine. Le LUC a terminé en tête du tour qualificatif de LNA, tandis que les Thurgoviens avaient remporté les play-off. Une situation totalement différente de celle du volley-ball féminin, où Voléro ne craint pas les doublés. Les Zurichoises en ont déjà signé six consécutifs, battues Guin 3-0 en finale de Coupe samedi et ne devraient faire qu’une bouchée de Sm’Aesch Pfeffingen en finale du championnat pour réaliser la passe de sept.


Sur une échelle de 1 à 10, où est Michel?

«Sur une échelle de un à dix, mes relations avec mes joueurs sont à neuf et celles avec mon président à six.» A Marseille, la situation de l’entraîneur Michel est pour le moins compliquée après une nouvelle défaite concédée à Bastia ce week-end (2-1), mais il ne se formalise néanmoins pas et continue de se dire lui-même «heureux» (mais sans préciser à quel niveau, sur son échelle). L’OM est néanmoins menacé de relégation, à six points seulement de la barre alors qu’il ne reste que six journées en Ligue 1.

Selon différents médias français, l’entraîneur espagnol n’est pas rentré avec le bus des joueurs comme à son habitude, mais s’est envolé en direction de Zurich où il doit rencontrer la propriétaire du club Margarita Louis-Dreyfus ce lundi, en compagnie du président Vincent Labrune. Il paraît clair que Michel ne démissionnera pas; reste à savoir si les dirigeants de l’Olympique de Marseille seront prêts à le remercier alors que son contrat court au-delà de la saison actuelle. La question n’est donc pas de savoir où il se trouve sur une échelle de un à dix, mais s’il va devoir prendre la porte.


Avec Djokovic, l’heure du «Big One»?

Pendant que ses compères du «Big Four» Andy Murray, Roger Federer et Rafael Nadal courent après la forme et les résultats, NovakDjokovic s’est promené en Californie, puis en Floride où il a encore accru son insolente domination. Pour la troisième année de suite, le Serbe n’a laissé aucune miette à ses adversaires à Indian Wells et Key Biscayne: il s’est offert les deux premiers Masters 1000 de l’année en perdant un seul set contre le très modeste Américain Bjorn Fratangelo lors de son entrée en lice dans le tournoi californien. Il a ensuite enchaîné onze victoires pour finir par une démonstration dimanche face à Kei Nishikori, complètement dépassé par les événements (6-3 6-3).

Le Serbe, qui aura 29 ans en mai, évolue depuis janvier 2015 dans une autre dimension: il a remporté 110 victoires pour seulement sept défaites et affiche un bilan impressionnant contre les autres joueurs du top 5 mondial de 40 victoires et cinq défaites. Plus fort encore, lors des 17 derniers mois, il a disputé 19 finales en 21 tournois et empoché le gros lot 15 fois! S’il a prolongé l’écrasante suprématie du «Big Four» sur les Masters 1000 avec 58 titres remportés par l’un d’entre eux en 65 tournois de ce standing depuis 2009 (89%), il s’est offert huit des onze derniers. L’ère du «Big One»? (AFP)