Le basket féminin dans une nouvelle ère?

Pendant trois ans, l’équipe valaisanne d’Hélios a remporté tous les titres du basketball féminin en Suisse. Concrètement, cela représente trois triplés championnat-Coupe de Suisse-Coupe de la Ligue. Mais en vue de la saison actuelle, la formation a réduit son train de vie financier et changé de perspectives. Elle reste une très bonne équipe de LNA (deuxième au terme de la saison régulière) mais l’ère de son hégémonie est bel et bien terminée.

On pouvait penser qu’au règne sans partage d’Hélios allait succéder celui d’Elfic. Les Fribourgeoises ont déjà gagné la Supercoupe de Suisse l’automne dernier, la Coupe de la Ligue en début d’année et ont terminé en tête du championnat régulier de LNA. En attendant de fêter un éventuel titre de championnes de Suisse, elles pouvaient encore remporter la Coupe de Suisse, samedi, à Zurich. Mais les Tessinoises de Riva Muraltese ont déjoué tous les pronostics pour s’imposer 63-62. Cette année, il n’y aura donc pas de triplé dans le basket féminin suisse, et si une nouvelle ère se dessine, c’est celle de l’incertitude.


Lugano et Le Mont ont-ils perdu plus qu’un match?

Au Tessin, le public est ravi de pouvoir à nouveau compter une équipe en Super League et se réjouit de l’applaudir en finale de la Coupe de Suisse. Mais en attendant le 29 mai, le FC Lugano connaît des semaines difficiles. Battus 6-0 par le FC Sion voilà une semaine, les hommes de Zdenek Zeman semblaient avoir touché le fond. C’était sans compter sur une défaite encore plus sévère ce samedi, 7-0 à Berne contre Young Boys. Associée à la victoire de Vaduz contre Saint-Gall, elle place les Tessinois sous la barre. C’est aussi la place du FC Le Mont, en Challenge League, après la déconvenue enregistrée contre Schaffhouse (0-1).

Dans les deux cas, le coup au moral est considérable; de par l’ampleur des défaites pour Lugano et parce qu’elle permet à un adversaire direct de s’envoler pour Le Mont. Pourtant, le championnat est encore long, avec une trentaine de points encore à prendre, et les deux équipes n’ont aucune raison de paniquer. En Super League, Vaduz compte le même nombre de points que Lugano et un match en plus; en Challenge League, Chiasso et Bienne ne sont qu’à trois points. Sans compter encore les problèmes administratifs seelandais.


Le record des Bulls va-t-il tomber?

Il n’y a plus que Memphis sur la route de Golden State. Les Warriors, champions en titre de NBA, ont égalé dimanche le record de victoire sur une seule saison détenu depuis 1996 par les Chigago Bulls de Michael Jordan, grâce à un succès 92-86 contre les San Antonio Spurs. Mercredi, lors de la dernière journée de la saison régulière, Stephen Curry et ses coéquipiers auront l’occasion d’établir un nouveau standard de 73 succès pour 9 défaites en 82 parties. «C’est l’une des victoires les plus importantes de la saison, mais elle ne voudra plus rien dire quand les play-off vont débuter», a toutefois prévenu l’entraîneur Steve Kerr.

Battre le record des Bulls n’aura guère de saveur si, au final, Golden State Warriors ne «valide» pas la performance avec le titre de champion. Dans cette optique, la victoire de dimanche est particulièrement encourageante, car les Spurs passent pour les principaux challengers des Warriors cette saison. «C’est une victoire importante pour notre confiance. Si on devait affronter les Spurs fin mai (en finale de conférence), il faudra se souvenir de ce match», a insisté Curry.


Peut-il y avoir des surprises en Ligue des champions?

Comme par magie, aucun des favoris de la Ligue des champions ne s’est retrouvé face à face dès les quarts de finale. Le Real, le Barça, le Bayern et le PSG étaient programmés pour en découdre dans le dernier carré. Mais vont-ils tous y parvenir?

Barcelone et le Bayern Munich ont pris l’avantage à l’aller et les deux formations peuvent attendre le match retour de mercredi avec sérénité. Dans un duel 100% espagnol face à l’Atlético Madrid, les hommes de Luis Enrique ont longtemps tremblé (ils ont été mené 0-1) avant d’imposer leur loi en fin de rencontre grâce à Luis Suarez (2-1 au final). Comme si les Colchoneros avaient laissé passé leur chance… Quant aux Allemands, ils se déplacent au Portugal fort du plus petit avantage possible, mais sans avoir encaissé de but chez eux (1-0). Mardi soir, par contre, les surprises seront dans l’air avec Manchester City qui est revenu de Paris un nul et deux buts à l’extérieur en poche (2-2), ainsi que Wolfsbourg qui a créé la sensation de la semaine dernière en battant le Real Madrid 2-0 (dont un but sur penalty du Suisse Rodriguez).


Jakub Stepanek va-t-il offrir le titre au CP Berne?

Le club de la capitale est à 60 minutes d’un titre de champion de Suisse. Après un premier match ouvert que Lugano a remporté sur le score de 5-4, les entraîneurs Lars Leuenberger (Berne) et Doug Shedden (Lugano) ont su refermer le jeu lors de la finale des play-off. Cette nouvelle donne profite largement aux Ours, qui parviennent néanmoins à mettre en place une pression étonnante à l’encontre d’Elvis Merzlikins. Dès la deuxième partie, devant ses supporters, Berne a fait son apparition, ne laissant aucune chance à Lugano et notamment au jeune portier letton à licence suisse. Depuis que le jeu s’est verrouillé, le club aux 13 titres de champion a pris l’ascendant sur son adversaire.

Si les buts ne sont pas au rendez-vous sur les trois derniers matches, c’est parce que les deux gardiens sont des éléments imperturbables lors de cette finale. Stepanek réalise des arrêts clés, permettant au CP Berne de se rapprocher de plus en plus du titre. Le gardien tchèque effleure les 90% d’arrêts et réalise des prestations digne des plus grands gardiens de LNA. Sans l’ex portier de KHL, les jaunes et noirs ne seraient probablement pas en finale. Avec une moyenne de deux buts encaissés par match depuis le début de la série, il remplit son rôle de dernier rempart et peut permettre dès mardi à Berne de soulever la coupe de champion de Suisse pour la quatorzième fois. Jeremy Torrent