Mardi après-midi, la commission exécutive du CIO a au moins pris deux décisions intéressantes. Il lui aura fallu le temps, mais tout finit par arriver! Toutes deux concernent le futur format des Jeux d'été, dont on n'a pas rediscuté depuis… 1948. En premier lieu, la révision régulière du programme des JO interviendra tous les quatre ans, soit après les Olympiades d'été, et ce en principe dès Athènes 2004. Autrement dit, plus aucun sport inscrit ne sera intouchable, et pourra risquer la mise au ban ou la diminution de ses épreuves s'il ne satisfait plus aux critères de l'intérêt populaire et télévisuel. Une sacrée – mais nécessaire – épée de Damoclès en perspective. En second lieu, le directeur général François Carrard a confirmé que, après moult tergiversations, la session plénière se prononcera bel et bien vendredi sur l'exclusion de trois sports à partir de Pékin 2008, à savoir le baseball, le softball et le pentathlon moderne (LT du 27 novembre), histoire d'alléger un brin un agenda devenu ingérable en 16 jours de compétitions. A ce titre, les recommandations de la commission ad hoc, dirigée par l'Italien Franco Carraro, seront présentées telles quelles, mais sans préavis favorable ou négatif de l'exécutif olympien. «Les membres doivent décider hors de toute pression, en leur âme et conscience», a dit Me Carrard. Une manière d'admettre qu'au sein du «gouvernement», l'unanimité sur la question n'a pas cours… Le scrutin, historique – excepté le skeleton, réintroduit en 2002, jamais un sport olympique n'a été éjecté des Jeux –, se déroulera en trois votes distincts, soit un par sport et à bulletins secrets, la majorité simple des 126 membres étant requise chaque fois. Le plénum sera aussi libre de gracier les condamnés, tout en décidant d'en réduire l'impact via la baisse des disciplines qui leur sont dévolues. Autre chapitre, le plafond (atteint à Sydney 2000) de 28 sports, 300 épreuves et 10 500 athlètes pour les JO d'été a été décrété. Suivant le verdict de la session, il pourrait n'y en avoir plus que 25 à Pékin.