L'invité liechtensteinois était décidément fort sympathique, lorsqu'il végétait en première ligue. Il avait même le bon goût de passer inaperçu, bien tranquille dans le ventre mou du classement. Et voilà que, brusquement, il monte en LNB. Pis: il brigue un siège dans la ligue dite professionnelle.

Histoire de rappeler à l'ordre l'invité encombrant, les caciques de la Ligue nationale ont décidé que pour lui, désormais, l'essentiel serait de participer. Vaduz peut disputer le tour de promotion-relégation, au détriment d'un candidat légitime (Sion? Lausanne?), mais il reste à sa place. C'est-à-dire au milieu de nulle part.

Depuis quelques jours, la Ligue nationale réfléchissait à un compromis politique; elle a logiquement cédé à un impérialisme primesautier. Question: dès l'instant où le FC Vaduz est soumis aux mêmes devoirs que les autres clubs, pourquoi ne jouit-il pas des mêmes droits, notamment le droit fondamental à l'excellence? La prochaine fois, qu'il choisisse plutôt une république bananière.