Il y a les durs, qui auraient aimé voir la Turquie boutée hors du Mondial 2010. Il y a les modérés, lesquels se seraient satisfaits de deux ou trois matches à huis clos. La commission de discipline de la FIFA a donc choisi la voie médiane...

Pour autant, la sanction qui frappe l'équipe ottomane n'a rien de laxiste. Six rencontres officielles - duels amicaux exclus - à disputer sans spectateurs et en dehors de ses terres, voilà qui pourrait compromettre sérieusement sa campagne Eurofoot 2008. C'est déjà ça.

Les incidents d'Istanbul, certes graves (et répétitifs), ne sauraient être comparés au drame du Heysel en 1985, 39 morts et suspension des clubs anglais de toute Coupe d'Europe pendant cinq ans. Ou à la guerre en Yougoslavie, qui priva la formation balkanique de l'Euro 92.

Certains ne manqueront pas de stigmatiser la trop grande tolérance de la FIFA. A tort, car la punition paraît équitable.

Ce qui l'est moins, c'est de constater que l'entraîneur Fatih Terim, soupçonné d'avoir orchestré le «complot» du stade Sükrü Saraçoglu, s'en tire blanc comme neige.

Dans ce cas précis, on ne peut passer sous silence un flagrant déni de justice.