Le Tribunal arbitral du sport (TAS) a tranché et son jugement est définitif. Richard Virenque ne bénéficiera ni d'une réduction de peine ni d'un sursis. La suspension de neuf mois infligée par Swiss Cycling, la fédération suisse de cyclisme, est ainsi confirmée. Evidemment, la déception est de mise dans le camp du Français. Jusqu'au dernier moment, le grimpeur a espéré une sanction réduite dans l'espoir de participer au Tour de France 2001, son obsession.

On peut cependant se demander si cette désillusion est bien légitime. Car le TAS, s'il ne lui a pas accordé un sursis qu'il réserve aux «cas exceptionnels», a fouillé dans les dernières années pour trouver toutes les périodes où le Français avait, de gré ou de force, été éloigné de la compétition, soit 46 jours. De plus, les juges lausannois ont estimé que la période de suspension débuterait le 30 décembre plutôt que le 1er février. Une décision contraire au règlement de l'Union cycliste internationale, qui prévoit une suspension des sanctions durant la période de pause hivernale, mais qui ne devrait pas être contestée.

Au bout du compte, le Français pourrait revenir à la compétition à la mi-août. A condition, bien sûr, de trouver un groupe sportif. Et sauver ainsi une fin de carrière qui semblait totalement compromise. Qu'il l'accepte ou non, Richard Virenque s'en sort bien.