Le Temps: A vingt-quatre heures du début de la course, où en est votre préparation?

Ernesto Bertarelli: Nous n’avons pas fait beaucoup d’essais de départs car nous n’en avons pas eu le temps et ce n’est pas très intéressant de le faire seuls. Lors de la dernière Coupe, nous avions fait des milliers d’entraînements. Mais je ne pense pas que cette course va se jouer sur le départ. Nous avons aussi exercé une fois la course en forme de banane et deux fois celle en triangle. Oracle, lui, n’a jamais fait un parcours complet à l’entraînement. Nous sommes prêts.

– Que faites-vous aujourd’hui?

– Nous avons déjà entièrement vérifié l’état du bateau et l’avons remis en conditions de course. Nous allons maintenant sortir quelques heures pour un échauffement.

– Les coûts de cette campagne ont-ils été plus élevés que ceux de la précédente?

– Ce sont surtout les revenus qui ont baissé à cause de l’incertitude qui a prévalu. Les sponsors ne voulaient pas s’engager tant qu’ils ne savaient pas où et quand la compétition aurait lieu. Les coûts juridiques ont été importants mais ceux de la campagne sportive n’ont pas été plus élevés qu’auparavant. Il faut rappeler qu’en 2007, nous avions deux bateaux, deux équipages, que nous naviguions beaucoup et devions souvent renouveler les voiles.

– Où allez-vous organiser la prochaine Coupe de l’America si vous gagnez?

– Je ne sais pas encore. Je suis déjà en discussion avec des éventuels challengers of records mais nous allons réfléchir avant de faire des propositions. Il y aura un gros travail de reconstruction à faire avant la prochaine Coupe. Nous avons perdu beaucoup de sponsors.

– Votre réaction en cas de défaite? – Je ne sais pas. Nous essayons de nous préparer à toutes les issues mais nous n’avons jamais perdu. Certains sportifs peuvent partir alors qu’ils sont numéro un mondial mais un defender de la Coupe de l’America doit remettre son titre en jeu jusqu’à ce qu’il le perde sur l’eau.