Samuel Schmid ne participait pas à l'assemblée de Swiss Olympic que pour défendre, bien malgré lui, la pingrerie de la Berne fédérale à l'égard de la lutte antidopage. Le ministre des Sports a profité de l'occasion pour pousser un coup de gueule suite aux heurts qui ont émaillé les matches de foot Bâle- Zurich et Young Boy- Xamax vendredi soir. «A un mois de l'Euro, j'en ai gros sur le cœur», s'est exclamé le chef du DDPS. «Je dois constater que chez nous, certains fans ne savent toujours pas se tenir convenablement», a-t-il ajouté.

Surtout, M. Schmid a désigné les responsables: «Les clubs et les autorités locales ou cantonales n'agissent pas assez en amont, avant l'entrée dans le stade, afin d'éradiquer ce phénomène du hooliganisme. Faudra-t-il un mort avant de réagir? Ces engins pyrotechniques allumés des gradins sont très dangereux. Or, dans notre pays, on ne prend pas cela au sérieux. Je lance un appel pour que les clubs, la police montrent l'exemple. L'image de la Suisse ne saurait être ternie par ces dérapages sordides.» Puisse-t-il être vite entendu.