Dominique Gisin a signé un authentique exploit à Crans- Montana. Très minée après des JO ratés et une descente de samedi manquée (38e), l’Obwaldienne a réagi comme une grande championne dimanche en remportant le super-G.

Cette victoire, la troisième de sa carrière mais la première en super-G, est mille fois méritée. A 24 ans, la fille d’Engelberg a multiplié les pépins durant sa carrière, notamment en matière de blessures.

En janvier dernier, après une chute à Haus (Aut), elle avait dû subir une huitième opération à ses genoux. Elle était revenue juste à temps pour les JO de Vancouver, mais avait essuyé une nouvelle chute lors de la descente olympique alors qu’elle était en course pour une médaille. Dimanche, la chance a enfin tourné, Gisin profitant quelque peu d’un vent changeant pour s’imposer.

Luxe suprême, Gisin a devancé sur la piste «Nationale» deux des reines des JO, les Américaines Lindsey Vonn et Julia Mancuso. L’Obwaldienne a aussi mis fin à la série de Vonn, qui restait sur trois victoires en super-G.

Après la troisième place de Marianne Abderhalden samedi en descente, mais aussi la quatrième de Nadia Styger dimanche, les filles du coach Hugues Ansermoz ne pouvaient pas mieux réagir après leur déception olympique. Quant à l’entraîneur vaudois, il doit boire du petit lait, lui dont beaucoup réclamaient déjà la démission.