Football

Avant la Coupe du monde, l’Espagne tenue en échec par la Suisse

L’équipe de Suisse a arraché un match nul (1-1) face à l’Espagne, dimanche, lors d’un match de préparation au Mondial 2018

L’Espagne, dominatrice mais maladroite, n’a pas réussi à forcer le coffre-fort suisse (1-1) dimanche 3 juin en match de préparation au Mondial 2018 de football. Ce nul qui permet néanmoins à la «Roja» d’enchaîner une 19e rencontre d’affilée sans défaite avant de s’envoler pour la Russie.

Sous la pluie de Villarreal, l’équipe de Julen Lopetegui a ouvert le score sur une volée limpide du jeune latéral Alvaro Odriozola (28e). Mais elle n’a pas su se mettre à l’abri et la Suisse a égalisé par Ricardo Rodriguez après une grosse bourde du gardien David de Gea (62e). «L’équipe a fait beaucoup de bonnes choses, a dédramatisé Lopetegui. Nous n’en avons pas profité autant que d’habitude mais l’intensité, le rythme, la continuité et les occasions créées sont des éléments positifs.»

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C’est une piqûre de rappel utile pour les Espagnols, guettés par l’euphorie après leur démonstration offensive contre l’Argentine (6-1) en mars. Car dimanche soir, la «Roja» a cette fois affronté un bloc solide et discipliné qui devrait donner du fil à retordre au Brésil le 17 juin dans le groupe E. «Nous avons été très compacts, s’est réjoui le sélectionneur suisse Vladimir Petkovic. Ce genre de résultat a son importance contre une équipe très forte, nous avons su résister.»

L’Espagne, de son côté, débutera le 15 juin dans le groupe B face au Portugal de Cristiano Ronaldo, champion d’Europe en titre, et quelques incertitudes persistent concernant le onze de départ de Lopetegui. Des doutes à lever lors du deuxième et dernier match de préparation des Espagnols, samedi prochain contre la Tunisie à Krasnodar (Russie).

La dernière d’Iniesta en Espagne

Dimanche, l’équipe espagnole avait beaucoup d’absents (Isco, Ramos, Busquets, Carvajal) et devant, Diego Costa et Iago Aspas étaient associés en attaque, le second décalé dans le couloir droit. Si Costa, toujours hargneux dans les duels, a créé de belles choses, Aspas a été discret alors qu’il fait partie des candidats au poste d’avant-centre de l’Espagne, sans titulaire fixe depuis 2012…

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Pour son tout dernier match sur le sol espagnol avant de rejoindre le Vissel Kobe, au Japon, «Don Andrés» (34 ans) a régalé le public par ses accélérations, ses remises et ses frappes (41e, 45e, 52e). Et après un coup reçu au niveau d’un genou, il est sorti sous les vivats à la 55e minute par précaution.

«Le plus important, c’est le match qu’a réussi Andrés, en prouvant qu’il restait totalement d’actualité. Il est dans une forme fantastique», s’est réjoui Lopetegui. Mais puisque l’Espagne n’a pas su creuser l’écart, la Suisse a profité d’un inhabituel cadeau de De Gea pour égaliser grâce à Ricardo Rodriguez, dont le père est Espagnol (62e). Et dans une fin de match hachée par les changements, l’Espagne a poussé en vain et la frappe enroulée de Nacho n’a trouvé que l’extérieur du poteau (90e). Un avertissement sans frais pour la Roja, toujours invaincue en 19 matches sous la direction de Lopetegui…

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