Ainsi, Bâle n’a pas su faire mieux qu’en 2005, lors de sa première visite dans la Ville éternelle. Ni même que Zurich (1998), Xamax (1995) et Grasshopper (1992), tous tombés sous les coups de Romains maîtres chez eux. Il a cependant été proche d’un exploit quand Frei, servi par Stocker, a frappé sur le poteau à la 88e !

15 minutes d’orage Les Giallorossi, en réaffirmant leurs ambitions en Europa League toute la semaine, avaient assuré qu’ils ne penseraient pas au derby de dimanche contre la Lazio avant la rencontre de jeudi. Leur attitude en début de partie laissait pourtant planer quelques doutes.

Il fallut en fait l’ouverture du score des Rhénans à la 18e pour rappeler les Italiens à leurs obligations. Le très bon Stocker, au prix d’une superbe action sur son côté gauche, pouvait centrer et trouver la tête de Huggel, seul et en position idéale pour tromper Julio Sergio. Une sensation qui ne fut pas du goût de la Roma, dont le réveil plongea le FCB dans un marais de difficultés.

Un quart d’heure durant, un véritable orage s’abattit sur les protégés de Thorsten Fink, orphelins de leur public (les supporters bâlois, hormis une quarantaine d’entre eux, ont boycotté le déplacement, jugeant les mesures de sécurité italiennes trop contraignantes). Wessels dut alors sortir le grand jeu, en sauvant miraculeusement devant Perrotta (24e), puis en détournant un tir en pivot du même Perrotta dans la foulée (27e).

Courage L’égalisation, logique, tomba sur un penalty provoqué par un grossier tirage de maillot de Gelabert sur Totti (32e). Le capitaine ne manqua pas pareille aubaine, même si Wessels fut tout proche d’un second miracle en touchant l’envoi du no 10.

En baissant de rythme par la suite, les Romains permettaient au FCB de se montrer à nouveau dangereux, notamment par Huggel et Stocker (48e) et surtout sur une frappe enroulée de Frei claquée en corner par Julio Sergio, lequel eut encore un précieux réflexe devant le très bon Stocker (71e).

Mais la Roma a du talent, d’autant plus quand elle est dirigée par De Rossi, qui portait un masque de protection, de retour un mois après sa fracture de la pommette. Le 2-1 signé par Vucinic à la 59e était un modèle d’action collective, symbolisant à lui seul l’écart naturel entre les deux formations. Un écart que Bâle tenta jusqu’au bout, avec courage et brio, de combler.