«Depuis vingt-quatre heures, je suis au près (vent de face) dans un vent de 25 nœuds et une mer formée. C'est très désagréable car le bateau tape dans tous les sens. J'avance à 9,5 nœuds et je parviens à faire un bon cap sur la route directe. Depuis le passage du Cap Horn, j'ai eu du portant puis des calmes et à nouveau du portant. Des conditions agréables qui m'ont permis d'aller assez vite et de réduire l'écart qui me sépare du premier. Depuis plusieurs jours en effet, Michel Desjoyeaux bute sur le mur de l'anticyclone de Sainte-Hélène.

Actuellement, je suis à la lutte avec Thomas Coville (5e). Ces derniers jours, je lui ai repris 100 milles. Je devrais bientôt me trouver à sa hauteur. Mais nous allons rester proches l'un de l'autre car nous sommes désormais dans le même système météo.

A ce propos, c'est amusant de voir les bateaux avancer par doublette avec Michel Desjoyeaux et Ellen McArthur, Marc Thiercelin et Roland Jourdain et enfin Thomas Coville et moi. Nous devrions réduire encore la distance qui nous sépare de la deuxième doublette. Il est toutefois difficile pour l'instant de décrire la suite du scénario car nous naviguons dans une zone météo délicate. Après avoir distribué les cartes au sud de la Nouvelle-Zélande en favorisant les premiers, la chance les redistribue à nouveau. Ce qui nous promet une fin de course passionnante.»