«Il n'y a rien à expliquer. C'était une catastrophe. C'est passé. Il faut penser à la suite...» Un mois plus tard, le camouflet luxembourgeois demeure un mystère pour Stephan Lichtsteiner. Evincé par Ottmar Hitzfeld ce soir-là, le joueur de la Lazio devrait retrouver sa place de latéral droit samedi contre la Lettonie. «J'ai été un peu surpris de ne pas être aligné après le match en Israël, j'espère jouer cette fois», avance-t-il.

Comme tous les joueurs de l'équipe de Suisse, l'ancien Lillois est conscient de la gravité de la situation: «On est sous pression, nous avons le couteau sous la gorge», lâche-t-il. «Nous sommes dans une situation très délicate et si on ne gagne pas ce match, ce sera déjà presque fini. Tous les joueurs doivent retrouver le goût de la victoire. Nous devons aller chercher, tous ensemble, les résultats qui nous permettront de nous rendre en Afrique du Sud. La qualification, c'est la seule chose qui pourra peut-être nous faire oublier cette défaite contre le Luxembourg.»

Mercredi, le capitaine Alexander Frei a réuni ses coéquipiers afin de mettre les choses à plat et... d'informer les troupes concernant les négociations des primes de match. «Nos discussions doivent rester en interne», élude Stephan Lichtsteiner. «Chacun doit aider l'autre parce que ce ne sont pas deux ou trois individualités qui vont trouver la solution. Ceux qui sont en forme doivent pousser les autres. Personnellement, j'ai très bien bossé avec mon club et je suis en pleine confiance.»

Solidarité, donc. Personnalité, aussi. «Le groupe en a manqué dernièrement», admet le défenseur. «A nous de prendre davantage nos responsabilités, de montrer que nous avons une bonne équipe.»