Euro 2016

Sans Cristiano Ronaldo, le Portugal tient la France en échec au bout du temps réglementaire

Après 90 minutes, le score de la finale est toujours de 0-0. Les hommes de Fernando Santos doivent composer sans leur capitaine emblématique et meilleur joueur, sorti sur blessure en première période

André-Pierre Gignac a été à quelques centimètres de libérer les Bleus. A la 92e minute de la finale de l'Euro, l'attaquant français a enrhumé le défenseur portugais Pepe et frappé sur le poteau de la cage défendue par Rui Patricio. Echouant à trouver la faille, les hommes de Didier Deschamps devront lutter trente minutes supplémentaires en prolongation pour tenter de remporter la compétition. Mais ceux de Fernando Santos n'ont pas dit leur dernier mot, malgré la sortie prématurée de Cristiano Ronaldo en première période.

Il y a des images qui font mal. Celle de CR7, quittant la pelouse du Stade de France sur une civière à la 25e minute de la finale de l'Euro 2016, en fait incontestablement partie. Chacun est libre de penser ce qu'il veut de la vedette portugaise de 31 ans, d'admirer son génie du football ou de déplorer son attitude de diva, mais personne ne pouvait rester insensible à le voir sortir du terrain en premier, lui qui avait disputé l'intégralité des six rencontres de son équipe jusque-là. Puisque le Portugal avait été deux fois en prolongations (en huitièmes de finale contre la Croatie et en quarts contre la Pologne), il totalisait 600 minutes de jeu. Un record partagé avec son gardien Rui Patricio.

Cristiano Ronaldo n'a pas tout de suite voulu se résoudre à l'évidence. Lors d'un contact avec Dimitri Payet à la 8e minute de jeu, il a d'emblée senti que son genou avait pris un mauvais coup (c'était écrit sur son visage). Sous les sifflets, il est revenu sur le terrain. Puis s'est assis sur l'herbe, en pleurant. Un papillon est venu butiner ses larmes. Sous les sifflets, il est encore sorti, en marchant. Le staff du Portugal ne voulait pas croire à la fin de l'aventure pour son capitaine. Le sélectionneur Fernando Santos n'envoyait personne se chauffer; les médecins bandait le genou de Ronaldo. Qui revenait sur le terrain plusieurs minutes plus tard. Sous les sifflets.

Sous les applaudissements

Quelques instants plus tard, il menait une des rares ruptures portugaises balle au pied. Mais quelque chose clochait. Lui le savait depuis le début. Le banc du Portugal a fini par s'y résoudre. Le public a fini par le comprendre. Et quand, les mains sur les yeux, allongés sur sa civière, l'attaquant du Real Madrid a quitté l'Euro, c'était sous les applaudissements des 80 000 spectateurs du Stade de France.

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Paradoxalement, le Portugal – acculé jusqu'ici dans sa moitié de terrain – n'a pas semblé souffrir de cette sortie. Comme s'il fallait, désormais, gagner pour Cristiano Ronaldo. La France a continué de dominer. Les meilleures occasions de la première période étaient à mettre au crédit des Bleus (Griezmann aux 6e et 10e minutes, Sissoko - excellent - à la 22e). Mais après 90 minutes, le score était toujours de 0-0. La France, face à un adversaire privé de son meilleur joueur, est plus que jamais favorite. Mais le Portugal n'a rien lâché.

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