Chaque année, les fans de ski convergent en masse vers Adelboden pour les épreuves de Coupe du monde, et ils repartent souvent avec la gueule de bois. Parce que la bière coule à flots dans l’aire d’arrivée. Et parce que les athlètes suisses peinent à se sublimer devant leur public. Aucun ne s’était imposé sur la Chuenisbärgli depuis 2008 et la victoire en géant de Marc Berthod. Mais Daniel Yule a mis fin à cette indigne disette en triomphant en slalom ce dimanche.

Déjà vainqueur à Madonna di Campiglio il y a quatre jours, le Valaisan de 26 ans a confirmé son excellente forme en dominant l’épreuve dès la première manche. Il a tenu le choc lors de son second passage alors que les autres Suisses bien placés reculaient (Ramon Zenhäusern quatrième, Loïc Meillard neuvième, Tanguy Nef éliminé). Le Norvégien Henrik Kristoffersen et l’Autrichien Marco Schwarz en ont profité pour se faufiler sur le podium.

La veille, en géant, les skieurs suisses étaient passés à côté de leur sujet. Troisième après la première manche, Loïc Meillard s’était écroulé lors de la seconde pour terminer 17e et frustré. Il aura l’opportunité de se reprendre dans l’Oberland dès le week-end prochain, puisque le Cirque blanc posera son chapiteau à Wengen pour les non moins mythiques épreuves du Lauberhorn.

Ce week-end, les dames skiaient, elles, à Altenmarkt-Zauchensee, en Autriche. Corinne Suter et Michelle Gisin ont terminé première et troisième de la descente de samedi, et Wendy Holdener a pris le deuxième rang du combiné alpin dominical.