L'ancien international suédois Niels Liedholm, qui a longtemps joué sous les couleurs du Milan AC avant d'entraîner l'AS Rome dans les années 80-90, a tenu à rassurer les Italiens qui craignent une «combinazione» scandinave entre la Suède et le Danemark (lesquels seraient tous deux qualifiés pour les quarts de finale s'ils faisaient match nul 2-2), qui éliminerait la Squadra Azzurra. «Je vous assure que ce sera un vrai match. Nous, les Suédois, pensons qu'il vaut mieux perdre une rencontre que la face», a-t-il promis.

Le sélectionneur de la Suède, Lars Laegerback, a répété lui aussi qu'il était «hors de question» pour sa formation «de penser à un accord» avec le Danemark, afin d'éliminer l'Italie à l'issue du choc nordique, ce mardi à Porto, pour le compte de la 3e et dernière journée du groupe C: «Il n'y aura pas 2-2. Bien sûr, dans le football, rien n'est impossible, tous les résultats peuvent arriver, mais je veux dire qu'il est hors de question pour nous de penser à un arrangement. En plus, 2-2 n'est pas un résultat habituel entre nos deux pays. Et de toute façon, nous voulons gagner, nous ne pensons pas à l'Italie, nous nous concentrons sur notre jeu. J'ai beaucoup de respect pour Machiavel, mais ce n'est pas dans notre mentalité de décider du score avant le match. En plus, si vous devez vous arranger avec 22 joueurs, il faut aussi s'arranger avec les arbitres. C'est impossible, rassurez-vous.»

Enfin, le sélectionneur du Danemark, Morten Olsen, s'est énervé, en conférence de presse à Porto, qualifiant de «ridicule» une question sur un possible accord avec la Suède afin d'éliminer l'Italie. Il a refusé d'y répondre davantage. «C'est ridicule, ne parlez pas de ça! Nous serons honnêtes sur le terrain, nous jouerons ce match pour le gagner», s'est emporté le technicien, élevant la voix et passant à la question suivante quand le journaliste est revenu à la charge.