Tennis

David Ferrer, à la recherche du temps perdu

L’Espagnol n’a peut-être jamais été aussi populaire que depuis qu’il a annoncé sa future retraite. Il fait ses adieux au circuit professionnel en terre conquise lors des Masters 1000 de Madrid

Ça cogne fort sur le court numéro 12, où l’Allemand Philipp Kohlschreiber et le Géorgien Nikoloz Basilashvili s’entraînent sous le soleil de midi et devant un gradin comble. Mais même les plus inspirés de leurs coups ne suscitent aucune réaction des spectateurs, dont le regard est en réalité fixé un peu plus loin, au-delà des bancs et des panneaux publicitaires, sur le court numéro 13. C’est là que David Ferrer finit de dérouiller son tennis avant son entrée en lice ce mardi aux Masters 1000 de Madrid, qui sera le dernier tournoi de sa carrière.

En ce lundi matin et alors que les matchs n’ont pas encore commencé dans les trois «stades» de la Caja Magica, la plupart des visiteurs effectuent le pèlerinage pour garder une trace du moment. Sur la galerie d’accès à tous les terrains annexes se serrent les unes contre les autres des centaines de personnes, smartphone en main et étoiles dans les yeux, pour observer l’Espagnol de 37 ans échanger des balles avec l’espoir norvégien Kasper Ruud (20 ans). Les points qu’il remporte valent au vétéran des applaudissements nourris. «Qu’est-ce qu’il est beau!» lance une jeune femme à ses copines. «Quel dommage qu’il arrête», peste un vieux monsieur.