David Millar (Garmin), qui revendique son étiquette de «repenti» du cyclisme, a remporté la 12e étape du Tour de France à Annonay, où Bradley Wiggins (Sky) a conservé son maillot jaune de leader. Sur la ligne, Millar a devancé au sprint le Français Jean-Christophe Péraud, le médaillé d’argent des JO 2008 en VTT, avant l’arrivée de leurs trois compagnons d’échappée, dans l’ordre l’Espagnol Egoi Martinez, le Français Cyril Gautier et le Croate Robert Kiserlovski. Le peloton s’est présenté à l’arrivée avec près de huit minutes de retard.

«Je suis un ex-dopé et maintenant je suis propre. Je veux montrer à tout le monde que l’on peut gagner comme ça», a déclaré Millar qui, à 35 ans, participe pour la 11e fois au Tour de France. Passé professionnel en 1997, il a porté le maillot jaune en 2000 après sa victoire dans le contre-la-montre d’ouverture au Futuroscope et a gagné à deux autres reprises, une étape en ligne à Béziers en 2002 et le contre-la-montre de Nantes en 2003. Suspendu pendant deux ans pour dopage en 2004, il s’est investi dans la lutte antidopage pour son retour dans le peloton.

«C’était une question de détermination», a déclaré Millar, qui s’est allongé sur la chaussée pour récupérer après ce sprint. «On a perdu nos leaders pour le classement général, on a dû changer nos objectifs. Je ne m’attendais pas à gagner cette étape, à cause des deux cols de première catégorie au début.»

Tom Simpson, il y a 45 ans

Le Britannique a souligné que la date coïncidait avec «l’anniversaire (de la mort) de Tom Simpson», décédé sur les pentes du mont Ventoux dans le Tour 1967. Le dopage avait alors été évoqué pour expliquer le tragique événement au retentissement énorme.

L’Ecossais né à Malte, qui a grandi à Hongkong où il avait suivi son père, pilote à la Royal Air Force, avant de revenir en Europe, a insisté sur son parcours d’ancien dopé: «C’est quelque chose qu’on ne peut pas oublier. Le vélo a traversé de mauvaises passes, et maintenant on a un autre sport.»