Ancien directeur du bureau NBA Europe à Genève (basket), vice-président des Canadiens de Montréal (hockey), président des Alouettes de Montréal (football américain) et membre du Comité olympique canadien, Ray Lalonde est consultant indépendant en management du sport. Il intervient régulièrement dans Le Temps sur le sport made in USA.

Merci, David Stern. Il n’y a pas d’autre façon de souligner la tristesse qui afflige la National Basketball Association (NBA) depuis le décès, le 1er janvier, de celui qui fut son grand patron entre 1984 et 2014, que de le remercier pour son inestimable legs au sport mondial. Il laisse une industrie du sport modernisée, hautement commercialisée, au rayonnement mondial et à l’affût des plus récentes technologies, en grande partie grâce à ses qualités de visionnaire progressiste, d’innovateur hors pair et d’influenceur reconnu.

David Joel Stern, né à New York en 1942, a grandi dans les rues de Manhattan en étant fan des New York Knicks. Diplômé en sciences politiques de l’Université Rutgers au New Jersey, puis en droit de la célèbre Columbia University de New York, il est recruté par le très réputé cabinet d’avocats Proskauer Rose, où il s’occupe dès 1974 de son principal client: la NBA. A la demande du commissaire de l’époque, Larry O’Brien, il rejoint en 1978 le bureau de la ligue, dont il est le 24e employé. Le moment est critique: la NBA souffre d’un manque de popularité, plusieurs clubs ont des difficultés financières, les matchs ne sont pratiquement jamais diffusés à la télé américaine et seuls les nombreux problèmes de comportement des joueurs font les gros titres.