Le Russe Nikolay Davydenko a gagné le Masters pour la première fois de sa carrière en battant l’Argentin Juan Martin Del Potro en deux sets 6-3, 6-4, en finale dimanche à Londres.

Davydenko remporte à 28 ans le plus beau titre de sa carrière. L’année dernière, il avait échoué en finale face au Serbe Novak Djokovic. Cette victoire récompense la grande régularité au plus haut niveau du Russe, qui participait pour la cinquième fois d’affilée au grand rendez-vous de clôture du circuit.

L’obstacle Federer

Redouté par la plupart des joueurs du circuit, Davydenko butait systématiquement sur l’obstacle avant d’atteindre le sommet et particulièrement sur Roger Federer. Le verrou suisse a sauté en demi-finale à Londres, où le Russe est enfin parvenu à surpasser son complexe d’infériorité pour décrocher sa première victoire sur le N.1 mondial à sa treizième tentative.

En finale, Davydenko a comme à son habitude imposé une cadence très élevée du fond du court grâce à sa vitesse qui lui permet de prendre la balle tôt. Mais il a su aussi s’appuyer sur un service en progrès (5 aces) et n’a pas hésité à venir au filet pour conclure les échanges, avec beaucoup d’adresse (11 points sur 12 montées).

Del Potro a été obligé de subir, peut-être par manque de fraîcheur physique. Il avait terminé sa demi-finale contre Robin Soderling la veille après 23h00. Incapable de concrétiser aucune de ses trois balles de break, il s’est incliné en moins d’1h 30 min.

Davydenko, le premier Russe à inscrire son nom au palmarès du Masters, est né en Ukraine en 1981 et s’est installé dès l’âge de 15 ans en Allemagne, avec son frère et entraîneur Edouard, pour travailler son tennis. Il n’est devenu russe que trois ans plus tard.

Confiance nouvelle

Il termine en beauté une année qui avait pourtant fort mal commencé. Blessé au talon, il n’avait pu disputer que quatre tournois de janvier à avril et avait quitté le Top 10 pour la première fois depuis la mi-2006.

Mais il est revenu très fort à partir de l’été, remportant ses quatre finales (Hambourg, Umag, Kuala Lumpur, Shanghai). En Chine, dans l’un des deux gros tournois précédents le Masters, il avait battu successivement Novak Djokovic et Rafael Nadal.

Il lui reste maintenant à exploiter cette confiance nouvelle en Grand Chelem. Il a pour l’instant joué quatre demies et cinq quarts mais aucune finale.