Le Temps: Comment vous sentez-vous physiquement pour aborder ce Grand Chelem?

Roger Federer: Très bien. J’ai pris trois jours de repos après mon match contre Djokovic à Rome. Je me suis détendu. Je me sens en parfaite condition quelques jours avant l’événement.

– Vous avez gagné Roland-Garros en 2009 et perdu quatre fois en finale contre Nadal. Que représente ce tournoi pour vous?

– Je l’ai toujours adoré. Mais depuis le début, j’ai eu beaucoup de difficultés, des résultats en dents de scie. Contrairement à Wimbledon et à l’US Open où je me suis senti à l’aise d’entrée de jeu. J’ai reçu ma première wild card ici en 1999. J’avais perdu contre Rafter sur le court Suzanne Lenglen. Je garde de bons souvenirs de ce match. Gagner le titre en 2009 reste évidemment particulier. J’ai bénéficié d’un grand soutien du public. C’était magnifique de voir ça. Il y avait aussi une super ambiance quand j’ai gagné Bercy. J’ai vécu des moments très précieux dans cette ville de Paris. Et j’attends ce Roland Garros avec impatience. Il a une grande signification pour moi à cause des émotions diverses vécues précédemment.

– Sur terre battue, Rafa a tendance à attaquer votre revers avec son coup droit lifté. Avez-vous songé à utiliser un revers à deux mains contre lui?

– Non. Ce sont des choses que l’on doit changer à 12 ans. Or quand j’avais cet âge-là, Rafa était encore dans une poussette.

– Quel est le plus grand défi pour vous: jouer ici en 5 sets sur terre battue ou au meilleur des 3 sets sur gazon aux Jeux olympiques?

– Jouer sur herbe au meilleur des 3 sets est un piège en fait. Parce qu’il suffit d’un retour ou d’un service raté pour que cela vous coûte le match. Sur terre battue, vous avez, même si vous faites des erreurs, une chance de vous rattraper. Par conséquent, il est moins difficile de gagner en 5 sets sur terre parce que l’on a plus de marge.