Le Bâlois et le Vaudois avaient annoncé qu’ils allaient se procurer de nombreuses occasions à la relance dans ce 1er tour annoncé comme idéal. Ce fut le cas. Convaincants au service (aucun break concédé), les têtes de série no 6 furent cependant incapables de concrétiser une seule des quatre balles de break qu’ils s’offraient dans le premier set. Ils étaient contraints de disputer un tie-break dans lequel ils accumulaient les imprécisions, après avoir pourtant dominé les débats jusqu’à 6-6.

Finalement en lice sur le court no 1 de Wimbledon - après les hésitations des organisateurs qui avaient annoncé deux changements de court successifs ! -, les deux compères se montraient plus tranchants et surtout plus réalistes par la suite, notamment à la relance. Deux breaks - un dans chacune des deux dernières manches - leur suffisaient pour passer l’épaule dans une rencontre conclue peu avant 21 heures, dans une quasi-obscurité. Ils mettaient un terme à la partie sur leur deuxième balle de match, non sans avoir dû effacer une balle de 5-5 sur le service de Roger Federer.

La paire «Fedrinka» devra poursuivre sur la lancée de ces deux derniers sets mardi - si la météo le permet - vers 18h heure suisse sur le court no 2. Les deux Helvètes se frotteront à un duo très expérimenté, formé de Jonathan Erlich (35 ans) et Andy Ram (32 ans). Purs spécialistes du double, les deux Israéliens comptent 15 titres communs à leur palmarès, dont un en Grand Chelem (Open d’Australie 2008). Sacrés à Belgrade ce printemps, ils ont déjà conquis trois trophées sur gazon. De quoi afficher de légitimes ambitions dans ce tournoi olympique.