Bernard Challandes, nouvel entraîneur du FC Sion

«Si l’équipe de Suisse avait été au top de sa forme, je m’en serais inquiété car ça aurait été trop tôt. Ils sont encore en préparation et s’entraînent très sérieusement. Ils sont donc fatigués. Au contraire, tout me paraît idéal: les joueurs ont eu du temps, cinq semaines, pour préparer la Coupe du monde. Prendre des vacances pour ensuite reprendre l’entraînement me paraît tout à fait convenable. Le match d’hier soir ne m’inquiète donc pas. Ils seront prêts le 16 juin.»

Gérard Castella, entraîneur

«S’inquiéter? Non, il est trop tôt pour être en forme. Ce qu’il faudra, c’est que chaque joueur soit à 100% de ses moyens le 16 juin. Pour l’instant ce n’est pas encore le cas, mais ils ont encore du temps devant eux. Ottmar Hitzfeld est un entraîneur réaliste, il veillera à ce qu’on ait une équipe solide en défense et bien organisée. Car, comme on l’a vu hier, les points faibles de l’équipe restent les mêmes: on peine à créer du jeu et on a tendance à perdre le ballon en zone médiane. Très dangereux ça.»

Stéphane Chapuisat, ancien joueur

«Il arrive souvent que des équipes perdent des matchs de préparation avant de bien jouer en Coupe du monde. Les Suisses étaient sans doute fatigués et ils n’ont pas voulu se donner à 100% pour ne pas se blesser. Le seul point négatif, la confiance. Ils n’en engrangent pas. Il faut aussi noter que la Suisse, petit pays, n’a pas de talent naturel capable de faire la différence sur un coup de génie. Notre jeu dépend surtout de notre organisation et de notre forme physique. Du coup, quand tout le monde n’est pas en forme et lorsqu’on n’est pas bien organisé, les prestations moyennes arrivent vite. Mais ils seront prêts pour le 16 juin.»

Patrick Müller, ancien joueur

«Je ne suis pas inquiet. Ils ont terminé premier de leur groupe pendant les qualifications. J’espère que cette expérience et celle de l’Euro 2008 leur serviront. Ils en auront besoin car ils sont tombés dans un groupe technique et vivace. Les équipes qui jouent vite au sol, comme l’Espagne et les pays latins, ne nous ont jamais vraiment réussi dans le passé. Mais c’était le passé, justement.»

Gilbert Gress, ancien entraîneur de l’équipe de Suisse

«Rarement une équipe a gagné une grande compétition en jouant bien dès le début. Et souvent les équipes qui ont perdu leurs matchs amicaux ont bien joué par la suite. Cela dit, il vaut mieux gagner un tel match, rien que pour le moral. Certains joueurs, comme Alexander Frei, ne sont pas encore au top de leur forme. Il y a du boulot, la Suisse doit élever son niveau de jeu. Mais ça, ce n’est pas nouveau.»