Le Real a du coup poursuivi sa série de victoires à domicile contre les clubs suisses (dix en autant de rencontres de Coupes d’Europe). Une autre issue qu’un succès des Merengue aurait constitué une sensation, au vu des forces en présence. Mais force est de constater que le Real n’a pas justifié son statut, manquant d’inspiration et faisant preuve d’une certaine suffisance. D’ailleurs, les sifflets des socios au coup de sifflet final ne trompaient pas…

Désormais mathématiquement éliminé, le FCZ n’a pas démérité. Il a livré une prestation défensive solide et a tenté, surtout dans le dernier quart d’heure, d’aller titiller la défense adverse, sans y parvenir.

Avec sans doute encore dans la tête la correction subie à Marseille (6-1), Bernard Challandes avait choisi de densifier l’organisation défensive de son équipe. Deux lignes de quatre joueurs avaient pour mission principale d’enrayer la manoeuvre adverse, Alphonse devant batailler seul en pointe avec le soutien théorique de Margairaz.

Dans ces conditions, le Real a eu tout loisir de monopoliser le ballon et de tisser sa toile avec patience, mais sans beaucoup de passion. A quelques jours du choc contre Barcelone, les stars madrilènes avaient tout sauf envie de risquer la blessure. Ainsi, la partie s’est déroulée sur un rythme relativement lent, les Espagnols attendant leur heure, spéculant sur un exploit d’une individualité ou une erreur adverse.

L’erreur de Rochat

Après quelques escarmouches signées Kaka et Xabi Alonso, le Real prenait l’avantage en toute logique à la 21e. Rochat manquait un tacle à une trentaine de mètres du but de Leoni et cela profitait à Kaka: le Brésilien servait Higuain sur un plateau pour le 1-0. Le score ne bougeait plus, malgré deux alertes pour le FCZ, tout d’abord sur une frappe d’Alonso (27e) bien sauvée par Leoni, puis sur une volée du vif Marcelo (35e) qui était repoussée par le poteau.

En face, Casillas passait une soirée très tranquille. La production offensive zurichoise se résumait à quelques tentatives de frappes lointaines d’Alphonse. Bien trop peu pour constituer un danger sérieux pour la défense madrilène. Zurich perdait également beaucoup trop de ballons à la relance, en raison d’un gros déchet technique.

Retour de Ronaldo

Le public sortait un peu de sa torpeur après quelques minutes de jeu en seconde période, quand Cristiano Ronaldo partait s’échauffer. Mais le soufflé retombait vite. Leoni devait s’interposer sur un essai de Van der Vaart (66e), son premier arrêt après le repos.

Un peu moins de deux mois après sa blessure, Cristiano Ronaldo retrouvait la compétition à la 70e. Le Portugais relayait un Raul peu inspiré. Mais il n’allait lui non plus pas éclairer la soirée. Il manquait même un ballon de 2-0 dans les arrêts de jeu, tout comme Van der Vaart.