Aussi loquace qu’un iguane, Juan Martin Del Potro (No 4) à la suite de son élimination prématurée en 8es de finale et cinq manches (5-7 6-4 7-5 5-7 6-3 en 4h58’) face à Marin Cilic (No 14), le serveur-volleyeur croate qui avait déjà fait tomber Fabrice Santoro, Bernard Tomic et Stanislas Wawrinka.

Handicapé par son poignet et son pied droits, qui le font souffrir depuis le début de la quinzaine, le vainqueur argentin du dernier US Open et finaliste du Masters de Londres se bornera à dire: «Il a été meilleur que moi, surtout au service. Mon corps entier me fait mal, je vais rentrer à la maison et consulter mes médecins. Il faut que je retrouve rapidement la forme.»

Au fond, une bonne nouvelle pour Roger Federer, battu justement par Del Potro en finale à New York. Un sérieux rival de moins sur la route du titre, ici à Melbourne. Samedi, l’express bâlois avait mis trois sets (6-3 6-4 6-4) et 1h48’ pour expédier l’Espagnol Albert Montanés, tête de série No 31, principalement réputé pour son jeu de fond court peu compétitif sur une surface semi-rapide tel que le plexicushion de Melbourne. Commentaire du vainqueur, «Je me sens frais, physiquement au top pour élever mon niveau de jeu en deuxième semaine, face à des joueurs plus capés. Et il le faudra, car ils sont toujours davantage à pouvoir remporter un Grand Chelem. Bon, cela dit, on ne doit pas oublier qu’en tennis, la victoire ne s’offre jamais facilement, même en trois sets, ni que l’on peut se révéler excellent un jour et commettre des horreurs le lendemain.»

Le moment serait mal choisi, puisque le prochain opposant de Federer, ce lundi en 8e de finale (9h30 suisses), est un homme de poids: le toujours vaillant guerrier australien Lleyton Hewitt (No 22), une vieille connaissance du même âge (28 ans), que Federer a déjà rencontré 23 fois pour 16 victoires, dont... les 14 dernières.

Samedi aussi, le meilleur des Aussies n’a pas eu besoin de s’employer pour venir à bout du revenant chypriote Marcos Baghdatis, contraint de quitter l’arène à 0-6 2-4 pour cause de blessure à l’épaule droite. Il est vrai que rien ne fonctionnait pour lui depuis le début de ce non-match, et que son marathon en cinq sets au tour précédent devant David Ferrer avait dû l’éprouver.