Le duel initial entre Alinghi et BMW Oracle a donc une nouvelle fois connu un faux départ. Retardée de trois heures dans un premier temps, la compétition n’a finalement pas pu être lancée, la faute aux trop grosses vagues zébrant le plan d’eau valencien.

Murray Jones, le stratège de l’équipage suisse, a fait état de creux pouvant atteindre 1m80. «Je pense que les organisateurs ont fait le bon choix en ne nous envoyant pas batailler au large», a encore déclaré le Néo-Zélandais.

La première manche devrait donc se dérouler vendredi, si les conditions météorologiques le permettent. Les spécialistes prévoient une chute de la température qui pourrait avoisiner zéro degré. Il est donc envisageable que la plus ancienne des compétitions sportives ne connaisse son premier duel que dimanche.

Problèmes météos attendus

Les aléas climatiques en février à Valence commencent à perturber sérieusement le duel au meilleur des trois manches opposant le maxi-catamaran d’Alinghi au trimaran géant d’Oracle.

Valence est pourtant un bon site pour la voile, avec une brise marine garantie presque toute l’année. Le problème c’est que «Garbi», vent de sud-est de 10 à 15 nœuds, idéal pour la régate, ne se manifeste généralement qu’entre avril et octobre.

Le duel en multicoques en février à Valence a été imposé par la justice américaine, s’appuyant sur le «Deed of Gift», document qui régit l’épreuve, et en raison de nombreux désaccords entre le suisse Alinghi, détenteur du trophée depuis 2003, et l’américain Oracle, désireux de ramener l’aiguière en argent aux Etats-Unis.