Dans la course à la qualification pour la Coupe du monde de football 2022, il est des matchs moins anodins que d’autres. Il en va ainsi de celui qui mettra aux prises, ce mardi à Pyongyang, les deux Corées. De part et d’autre du terrain, les sélections de deux pays techniquement toujours en conflit depuis soixante-six ans, la guerre qui les a déchirés entre 1950 et 1953 s’étant soldée par un armistice et non un traité de paix.

La deuxième phase des éliminatoires du Mondial donnera lieu à la première visite des Guerriers Taegeuk dans la capitale nord-coréenne en près de trois décennies, alors que les échanges transfrontaliers sont au point mort depuis des mois sur fond d’impasse dans les pourparlers sur la dénucléarisation. Aucun supporter ni journaliste du Sud ne s’est vu délivrer de visa pour traverser la frontière. L’atmosphère promet d’être étrange pour les hommes de l’entraîneur portugais Paulo Bento, qui devront fouler la pelouse synthétique du stade Kim Il-sung devant un public exclusivement nord-coréen.