Tout le monde tombe d'accord sur la question: le FC Bâle ne peut se permettre de rentrer bredouille du Portugal s'il veut raisonnablement croire encore à une qualification pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions. «Après notre défaite initiale face à Shakhtar Donetsk, nous sommes obligés de réagir, d'obtenir un résultat», abonde l'entraîneur rhénan Christian Gross, qui a exigé de ses joueurs «courage et intelligence».

Tout le sel de la rencontre de mercredi soir vient du fait que le Sporting se trouve lui aussi, suite au revers essuyé voici quinze jours à Barcelone (1-3), dos au mur. D'autant que la défaite concédée samedi devant Benfica constitue une dette à combler dans le cœur des supporters. «Un derby perdu laisse toujours un impact important sur une équipe», admet Paulo Bento, le mentor des Lisboètes. «Il s'agit d'une phase difficile pour nous, mais le moral et la confiance sont toujours là. Nous aurons eu trois jours pleins pour oublier Benfica d'ici à mercredi soir. Nos socios savent ce qu'ils peuvent attendre de nous. Nous devons gagner.»

Une revanche à prendre

Balle au centre, donc. Le FCB a-t-il les moyens de faire meilleure figure qu'en seizièmes de finale de la Coupe de l'UEFA en février dernier? A l'époque, le Sporting l'avait emporté 2-0 à domicile avant de se balader (3-0) au Parc Saint-Jacques. «Ces deux victoires pourraient inciter les Portugais à nous sous-estimer un peu», espère Christian Gross. «La situation n'est plus du tout la même et la première chose à faire avant un match, c'est de respecter son adversaire», rétorque son homologue lusitanien.

Balle au centre. Côté bâlois, avant même le premier coup de sifflet, l'événement concernera le retour au jeu de Marco Streller. En l'absence d'Eren Derdiyok, blessé, et de Valentin Stocker, laissé au repos parce qu'il est au creux de la vague suite à un début de saison prometteur, Gross n'a d'autre choix que d'aligner son attaquant international.